lundi 5 mai 2014

Le pays du nuage blanc - Sarah LARK

Pourquoi je le lis :


J'ai trouvé la couverture très jolie avec ses couleurs sépia et la jeune femme perdue au milieu d'un magnifique paysage. La quatrième de couverture a fini de me convaincre : une grande saga familiale pendant la colonisation de la Nouvelle-Zélande (un contexte si propice à l'aventure et au dépaysement)...

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En résumé (quatrième de couverture) :


"La légende veut que les premiers Maoris arrivèrent en pirogue depuis la Polynésie. La première image qu'ils eurent de la Nouvelle-Zélande fut cette île enveloppée d'un long nuage blanc. D'où le nom qu'ils lui donnèrent".

Londres, 1852. Helen, préceptrice de deux enfants dans une riche famille, répond à une annonce qui propose à des jeunes femmes de partir épouser des Britanniques installés en Nouvelle-Zélande.
Sur le bateau qui la mène à Christchurch, elle se lie avec Gwyneira, une jeune noble galloise qui immigre à cause des difficultés financières de son père. L'amitié entre les deux femmes sera indéfectible malgré les épreuves, les désillusions et la haine, surtout, qui déchirera leurs deux familles. Mais elles auront la joie de voir leurs enfants s'unir et inventer une nouvelle vie, en osmose avec les autochtones et la nature.

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Mon avis :


J'ai passé un excellent moment avec ce roman qui a tenu toutes ses promesses : dépaysement, aventures et romantisme, le tout écrit dans un style très agréable.

Il y a bien quelques rebondissements un peu prévisibles, mais les personnages m'ont beaucoup plu. Les deux héroïnes ne sont justement pas des héroïnes intrépides qui abandonnent tout pour suivre leur grand amour ou qui bravent la société et les conventions de leur temps ; non, ce sont deux jeunes femmes courageuses mais un peu naïves (pour le reste elles ont des tempéraments diamétralement opposés), qui doivent faire avec ce que le destin leur a réservé et qui essayent d'en tirer le meilleur parti, ce qui est sans doute plus conforme à ce qui se passait réellement au XIXème. Et cela donne un roman pas du tout insipide et riche en péripéties.

Au-delà du portrait de ces deux jeunes femmes parties tenter leur chance aux antipodes, Sarah Lark peint un superbe tableau de la Nouvelle-Zélande et de ses habitants, aussi bien colons que Maoris. Mine de rien, on apprend des tas de choses sur cette période sans avoir l'impression à aucun moment qu'on nous assène un cours d'histoire.

En résumé : une vraie lecture-plaisir.

Seule ombre au tableau : en allant faire un tour sur les blogs pour voir ce que les autres lecteurs avaient pensé du Pays du nuage blanc, je me suis rendue compte que ce roman était le premier d'une trilogie, ce que je n'aurais pas imaginé car il y a un vrai dénouement dans ce premier livre et on peut donc le lire sans jamais ouvrir les volumes suivants. Sauf que maintenant ma curiosité est piquée et j'ai très envie de connaître la suite (En furetant sur internet, j'ai vu que le deuxième tome, déjà paru dans d'autres pays, parlait des petites filles des deux héroïnes du Pays du nuage blanc...).

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