lundi 29 décembre 2014

Les sortilèges du Tremblay - Karine LEBERT

Pourquoi je le lis :


Toujours cet attrait pour ce qui s'écrit sur la Bretagne. En plus, la quatrième de couverture laisse présager d'une histoire teintée de surnaturel (ou de superstition ?) et de passion. A voir...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Dans la région de Cancale, les drames d’une lignée de dentellières originaires d’Irlande, rousses, belles et un peu sorcières. La fascination qu’elles exercent sur les hommes du cossu manoir du Tremblay pèse sur elles comme une malédiction. Du milieu du XIXe siècle à la fin du XXe, six générations de femmes prises dans les tourments de l’amour affrontent secrets et trahisons.

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Mon avis :


Ca n'a pas été un coup de cœur, loin de là...
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Dès la préface d'Yves Jacob, j'ai été sur la défensive : Karine Lebert est comparée à de grands auteurs régionalistes comme Marcel Pagnol, par exemple. Sauf que le style de Karine Lebert est loin d'égaler celui de ces écrivains qui font partie des classiques de la littérature française, il est même parfois maladroit.

J'ai fini par trouver le roman un peu long et répétitif au fil des générations, avec un suspense pas aussi intense qu'annoncé dans la quatrième de couverture. Le seul élément vraiment surprenant est l'épilogue qui constitue un pied de nez au destin et aux happy-ends conventionnels. C'est original mais cela ne correspond pas du tout au style du reste du livre.

Enfin (et là c'est juste mon chauvinisme qui parle), je n'ai pas tellement aimé la vision de la Bretagne que donne Karine Lebert : beaucoup de clichés, la plupart dévalorisants.

Je suppose que j'espérais trop de ce roman car les critiques sur les autres blogs sont globalement positives...

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samedi 27 décembre 2014

Meurtres entre sœurs - Willa MARSH

Pourquoi je le lis :


Il y a un moment que j'avais repéré les romans de Willa Marsh, en particulier Le journal secret d'Amy Wingate, Une famille délicieuse et Meurtres entre sœurs. C'est celui-ci que j'ai déniché en premier  à la bibliothèque

Et en lisant la quatrième de couverture, j'ai appris que Willa Marsh que j'avais tellement envie de découvrir était le pseudonyme de Marcia Willet, un auteur que je connais pour avoir lu il y a quelques années Une semaine en hiver que j'avais beaucoup aimé.

Une bonne raison de plus de lire Meurtres entre sœurs...

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En résumé (quatrième de couverture) :


- Ecoute-moi bien ! Essaie de te souvenir de l'état dans lequel nous étions lorsque nous avons essayé de la tuer. D'accord, nous étions gamines, mais suffisamment ulcérées pour souhaiter sa mort. Réfléchis. Rappelle-toi...
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- Tu as raison. Je la jalousais. Mo et Pa étaient en adoration devant elle. Elle leur appartenait à tous les deux comme ça n'avait jamais été le cas pour nous. Je me sentais tellement envieuse. Envieuse lorsqu'elle grimpait dans leur lit et se coulait entre eux, le plus naturellement du monde. J'adorais Pa, mais je n'aurais pas osé faire ça. J'avais l'impression qu'ils l'aimaient davantage, simplement parce que c'était leur enfant à tous les deux.
Olivia et Emily, demi-sœurs, vivent une enfance heureuse dans l'Angleterre des années 1950. Jusqu'au jour où Mo et Pa font un troisième enfant : Rosie, la petite princesse, leur préférée. Qui se révèle particulièrement odieuse. Grâce à de faux scandales, Rosie parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ?
Coups bas, manipulations en tous genres, vengeances : ici, on ne se fait pas de cadeaux... Impossible de s'ennuyer à la lecture de ce roman savoureux, au goût acide, qui nous entraîne dans les méandres d'une intrigue tortueuse en compagnie d'héroïnes aussi cyniques que déjantées. Un festival d'humour noir!

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Mon avis :

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J'ai beaucoup aimé ce roman à l'écriture agréable et un peu ironique. Willa Marsh nous livre ici une histoire réjouissante malgré le thème : il s'agit du portrait au vitriol d'une "famille recomposée" où la manipulation et cynisme sont les maîtres-mots.

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vendredi 26 décembre 2014

Une saison pleine de promesses - Cathy KELLY

Pourquoi je le lis :


Une lecture de saison...

J'aime bien ce qu'écrit Cathy Kelly. Je crois avoir lu presque tous ses romans (notamment Retour à Dublin et Sous une bonne étoile dont j'ai parlé ici) et à chaque fois j'ai passé un agréable moment avec ses héroïnes particulièrement bien croquées et toujours sympathiques.

Mais cette fois il s'agit de nouvelles : moi qui n'aime pas tellement les textes courts, j'espère ne pas être trop déçue...

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En résumé (quatrième de couverture) :


près avoir reçu par la poste un livre de magie qui ne lui était pas destiné, une demoiselle d'un certain âge décide de prendre enfin sa vie en main et de se montrer audacieuse. Une jeune femme, qui se méfie des hommes comme de la peste depuis que son fiancé l'a quittée devant l'autel, se rend à contrecœur au mariage de sa meilleure amie ; elle ignore qu'une belle rencontre l'y attend. Une mère divorcée essaie tant bien que mal de faire face aux récriminations incessantes de sa fille, qui ne se remet pas de la séparation de ses parents...

Au fil de ces histoires mettant en scène des personnages féminins de tous âges et de tous horizons, Cathy Kelly nous invite à une parenthèse enchantée, tantôt émouvante, tantôt drôle, toujours empreinte de douceur.

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Mon avis :


Même s'il s'agit de nouvelles et que je trouve toujours un peu frustrant de devoir abandonner si vite des personnages sympathiques, j'ai passé un très bon moment avec Une saison pleine de promesses, un livre qui réunit dix-neuf textes à l'atmosphère délicieusement cosy.

Comme dans ses romans, Cathy Kelly croque avec talent des femmes de tous âges à un moment clé de leur vie. On retrouve des thèmes récurrents tels que la rencontre amoureuse, la prise de conscience, le nouveau départ dans la vie, etc.

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jeudi 25 décembre 2014

Au cœur de l'Ouest - Penelope WILLIAMSON

Pourquoi je le lis :


J'avais envie d'une histoire romantique et dépaysante, quelque chose qui me permette de détendre, tout simplement.
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Du même auteur, j'ai déjà lu L'homme qui venait de nulle part et j'espère passer un aussi bon moment avec Au cœur de l'Ouest.

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En résumé (quatrième de couverture) :


À dix-sept ans, Clementine s'ennuie dans la bonne société de Boston et rêve d'un vrai cow-boy qui l'emmènerait au loin. Le jour où elle croise le regard de Gus McQueen, un séduisant éleveur, elle n'hésite pas à s'enfuir avec lui au cœur du Montana.

Mais l'Ouest sauvage, avec son blizzard, ses loups affamés et ses voleurs de bétail, est bien peu hospitalier pour une jeune fille raffinée et inexpérimentée. C'est pourtant dans cette nature hostile et grandiose qu'elle va devoir apprendre à vivre auprès de celui qui est devenu son époux.

Mais, surtout, c'est là qu'elle va connaître cette folle passion dont elle rêve depuis toujours pour un homme majestueux et solitaire, à l'image du Montana. Un homme qui n'est autre que le frère de son mari...

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Mon avis :


J'ai bien aimé cette belle épopée qui mêle grands espaces américains et passion amoureuse. L'auteur dresse un portrait très documentés de la vie des premiers colons du Montana tout en nous racontant une belle histoire d'amour très romantique qui n'évite pas quelques clichés mais qui fait vibrer.

Penelope Williamson nous raconte ici un beau destin de femme, mais j'ai parfois trouvé le roman un peu long (presque 900 pages !) : peut-être certaines intrigues secondaires auraient-elles pu être un peu élaguées pour laisser LA grande histoire d'amour prendre toute son ampleur. D'un autre côté, je ne sais pas ce que j'aurais supprimé si j'en avais eu la possibilité car j'ai bien aimé tous ces personnages secondaires bien développés qui apportent un autre regard sur le récit.

En bref , un beau moment d'évasion...

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vendredi 19 décembre 2014

Une vie en plus - Janine BOISSARD

Pourquoi je le lis :


J'aime bien ce qu'écrit Janine Boissard. Parmi ses romans j'ai déjà lu :

Et je vous conseille tout particulièrement les trois premiers, trois belles histoires d'amour, entre passion et tendresse, élan amoureux et quotidien pesant...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Qu'arrive-t-il à Adeline ? À trente-neuf ans, voici qu'elle abandonne une brillante carrière pour "rentrer à la maison", devenir femme au foyer. C'est qu'elle n'a jamais pris le temps de profiter d'un mari tendre et aimant, de voir grandir Adèle, Eugène, Elsa, ses trois craquants ados, alors elle a décidé de s'offrir une pause pour mieux les suivre, les connaître, les aimer.

Mais c'est l'aventure qui l'attend avec la rencontre de Mathis, talentueux musicien, avec lequel elle réalisera un rêve d'enfant qu'elle croyait perdu. Et si cette "vie en plus" recelait un piège pour les siens, de l'amour en moins ?

Attention, Adeline, danger !

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Mon avis :


Ca n'a pas été le coup de cœur, loin de là...
L'écriture de Janine Boissard est fluide, facile à lire, mais elle a fait des choix narratifs contestables avec un style "trop parlé" et de très nombreuses redondances : des passages entiers sont repris, répétés mot à mot et parfois à plusieurs reprises dans le roman (pour marquer le rythme ou pallier la mémoire défectueuse du lecteur ?). J'ai fini par trouver le temps long dans cette histoire.
Et pourtant l'idée de départ était intéressante et il y avait des personnages sympathiques, à commencer par les membres de la famille Clément, mais j'ai eu l'impression de les avoir à peine effleurer, de n'en connaître que les grands traits presque caricaturaux que nous a rabâchés la narratrice.
 
On est loin d'Un amour de déraison qui m'avait tellement touchée...

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mardi 16 décembre 2014

Ashford Park - Lauren WILLIG

Pourquoi je le lis :


C'est un article sur le blog Une tasse de culture qui m'a donné envie de lire ce roman même si son avis n'est pas très enthousiaste...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Orpheline à cinq ans, recueillie par un oncle indifférent, Addie ne s'est jamais sentie à la hauteur de sa cousine Bea, plus belle, plus riche, plus sociable. Cette dernière a pourtant été son unique alliée durant toute son enfance.
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Pendant la Grande Guerre, leurs chemins se séparent quand Addie s'engage comme infirmière. Quelques années plus tard, Bea, jeune mariée délaissée, séduit le soupirant d'Addie et s'enfuit avec lui en Afrique. Contre toute attente, quand Bea l'appelle à l'aide et la supplie de les rejoindre au Kenya, Addie n'hésite pas une seule seconde. Si les retrouvailles ne sont pas celles qu'elle espérait, elles laissent entrevoir à la jeune femme un tout autre avenir. 

New York, 1999. Clementine se rend chez sa grand-mère pour son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire et découvre au détour d'une conversation un secret familial que l'on pensait enfoui depuis des années.

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Mon avis :


J'ai passé un excellent moment avec ce roman agréablement dépaysant qui nous transporte à travers des époques, des continents et des atmosphères très différents.

Et malgré les fréquents changements entre les deux récits, le texte reste fluide et on se laisse porter par l'histoire de ces deux jeunes femmes attachantes chacune à leur façon. Comme Céline du blog Une tasse de culture, j'ai préféré Clemmie, notre contemporaine, que j'ai trouvée moins réservée, moins secrète qu'Addie, même si les épreuves traversées par celle-ci sont tour à tour révoltantes ou émouvantes.

J'ai adoré... 

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jeudi 11 décembre 2014

Ronan et Loïza - Eric TELLENNE

Pourquoi je le lis :


C'est la photo en couverture qui a immédiatement capté mon regard dans la librairie. La même illustre un autre roman qui attend dans ma P.A.L. : Légendes de Gérard Lefondeur. Il s'agit du château de Trécesson en forêt de Brocéliande.

Au-delà de la couverture qui m'a interpellée, la quatrième de couverture semble réunir tous les ingrédients qui me plaisent : un drame amoureux dans la Bretagne des légendes...

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En résumé (quatrième de couverture) :


La belle Loiza de Tréhorenteuc est promise au comte de Quimper, Ehouarn le Fort, de quinze ans son aîné. Malgré le refus de la jeune fille, le mariage doit avoir lieu. Mais sur la route qui la mène chez son futur époux, son regard croise celui du jeune chevalier Ronan...

Sa cousine galloise, la rousse Morgaine, férue de sorcellerie, parviendra-t-elle à l'aider?

Entre rêve et sauvagerie, étrangeté des mœurs et violence des sentiments, surgissent les sortilèges de la Bretagne mythique...

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Mon avis :


Comme quoi une première impression peut être la bonne : j'ai passé un excellent moment avec Ronan et Loïza qui m'a permis de me perdre dans la Bretagne du XIVéme siècle. Le roman est émaillé de tas de petits détails indiquant une connaissance approfondie de la période (ou un grand talent de mystificateur ? mais peu importe, c'est un roman).

De la même façon, Eric Tellenne a choisi de rédiger son histoire d'une plume légèrement archaïsante, mais très agréable, pour nous plonger dans l'atmosphère médiévale d'un récit digne des Chevaliers de la Table Ronde. D'ailleurs le début de l'histoire m'a beaucoup rappelé Tristan et Iseult où la jeune fille est promise à un vieux roi mais s'éprend d'un jeune chevalier appartenant à l'escorte qui la conduit à son futur époux. Et comme dans les légendes arthuriennes, le surnaturel est discrètement présent à travers des filtres magiques, des monstres sanguinaires à vaincre,...

Mais l'auteur s'affranchit ensuite un à un des codes du roman de chevalerie (amour courtois, code de l'honneur, etc) pour offrir un dénouement inédit où les héros ne sont pas ceux que l'on attendait. C'est surprenant et original, c'est aussi ce qui fait que je me souviendrai de ce roman...

mardi 9 décembre 2014

Le ruisseau de cristal - Dermot BOLGER

Pourquoi je le lis :


J'aime bien ce qu'écrit Dermot Bolger en général, alors je n'ai pas hésité quand j'ai vu son dernier roman parmi les nouveauté de la bibliothèque municipale.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Le nouveau roman de Dermot Bolger, Le ruisseau de cristal (The Woman's Daughter), commence avec l'histoire d'une jeune fille vivant recluse et caché dans une petite chambre. Elle ne fait l'expérience du monde qu'à travers sa fenêtre et les histoires que lui raconte sa mère : l'arrivée de sa famille dans ce quartier résidentiel de banlieue, les jeux avec son frère, qui se muent en un amour incestueux dont on devine les conséquences tragiques, sa vie dans l'Irlande des années 1960, des usines aux salles de bal.

Le tour de force du roman est d'inclure cette vie d'isolement et de solitude dans une histoire plus vaste, qui commence au XIXe siècle avec la relation d'un jeune tuteur et de Bridget, une femme de chambre, en pleine ère victorienne, pour se poursuivre avec Joanie, une jeune femme contemporaine, hantée par un passé qu'elle n'a pas connu.

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Mon avis :


Le ruisseau de cristal a été une lecture assez difficile, si ce n'est carrément éprouvante, tant sur la forme que sur le fond.

Le texte, en trois grandes parties qui se font écho, est très déstructuré, avec des changements de points de vue et même d'époques d'un paragraphe à l'autre sans aucune transition. Je me suis sentie perdue en lisant les première pages et je me suis demandée dans quoi j'avais bien pu m'embarquer. Mais il suffit de faire confiance à l'auteur et se laisser porter par le texte, et petit à petit les éléments prennent place et tout devient compréhensible (ou presque...).

Quant à l'histoire en elle-même, ou plutôt les histoires car on suit plusieurs récits ayant tous eu lieu au même endroit (au bord du fameux ruisseau du titre) mais pas tout à fait à la même époque ; ces histoires sont toutes marquées par une atmosphère dérangeante, des relations amoureuses malsaines qui ne font que souligner la solitude profonde des personnages qui semblent hantés par des fantômes plus présents que les vivants.

Malgré la difficulté du texte et son âpreté, j'ai beaucoup aimé Le ruisseau de cristal qui m'a beaucoup touchée.


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samedi 6 décembre 2014

Les trois vies de Margareta - Charlotte LINK

Pourquoi je le lis :


Je me répète sûrement, mais j'aime beaucoup les livres de Charlotte Link. Parmi ses romans, j'ai lu :
Les trois vies de Margareta attendait depuis un moment dans ma bibliothèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Bavière, XVIIe siècle. Margareta a été élevée dans un couvent, à l'abri de la faim, de la misère et de la guerre. Les espoirs de sa famille reposent sur elle, la plus jolie et la plus brillante des trois filles von Ragnitz. Sa mère envisage pour elle un beau mariage. Mais Margareta a d'autres rêves. Une nuit, elle s'enfuit avec le séduisant Richard von Tscharnini, fils unique d'une famille protestante influente de Prague. En pleine guerre de Trente Ans, catholiques et luthériens se livrent une guerre sans merci, et l’union des jeunes gens se révèle impossible. Margareta doit alors se résigner à épouser Maurice, un homme qui l'a protégée lorsque tous l'avaient abandonnée. Jusqu’au jour où Richard croise de nouveau son chemin…

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Mon avis :


Quelle déception ! Difficile d'admettre que c'est Charlotte Link, un des auteurs que j'aurais estampillé "Valeurs Sûres" les yeux fermés, qui a commis cette...

Il s'agit d'un roman historique dont histoire se déroule au 17ème siècle, mais la mentalité des personnages (en tout cas des personnages principaux) ne correspond pas à celle de l'époque : leurs opinions, leurs conseils, leurs décisions semblent souvent incohérents avec le contexte de l'époque. Non que je sois une grand connaisseuse, mais la Guerre de Trente Ans  correspond au règne de Louis XIII en France ce qui aide à se situer et à se faire une idée assez précise de ce que pouvait être la vie dans la noblesse allemande...
En plus l'héroïne manque de tout bon sens (défaut qui ne s'atténue pas alors que les année passent et que la jeune femme murit et accumule les expériences) ; elle est aussi versatile et profondément égoïste (même lorsque le mari de sa meilleure amie meurt assassiné, elle ne s'inquiète de ce que cette amie pense d'elle). Vous l'aurez deviné, elle ne m'a inspiré aucune sympathie, au contraire...

Et pour couronner le tout, la traduction plus que maladroite, pour ne pas dire désastreuse, de Jean-Marie Argelès rend la lecture encore plus pénible. Il n'a même pas dû de se relire sinon il n'aurait pas laissé passer des choses comme des "yeux blonds clairs" ; des bêtises, mais le roman en est truffé et cela  plombe la lecture...
Bonne nouvelle quand même : cette lecture calamiteuse me permet de faire passer ma PAL sous la barre des 100 livres à lire dans ma bibliothèque ! Mais pour combien de temps...

lundi 1 décembre 2014

Les thermes du Paradis - Akli TADJER

Pourquoi je le lis :


C'est un article sur le blog Les lectures de Roudoudou qui m'a donné envie de lire ce roman que j'ai beaucoup vu sur le net ces derniers temps...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Adèle Reverdy est une jeune femme pleine de complexes et, pour comble de malheur, les hommes la fuient dès qu'elle avoue son métier de croque-morts.

Mais sa vie va changer le jour de ses trente ans. Parmi les invités venus à la fête organisée par sa sœur, il y a Léo, ancien trapéziste devenu aveugle à la suite d'un accident puis masseur aux Thermes du Paradis. Un soleil noir dans la vie d'Adèle qui, aidée de sa meilleure amie Leila, talentueuse thanatopractrice, va tout faire pour conquérir le cœur de Léo.

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Mon avis :


J'ai adoré ce roman. Le style d'Akli Tadjer, agréable et fluide, m'a permis de passer un très bon moment avec ce livre que je n'ai pas pu fermer avant d'en avoir lu les dernières lignes tellement je voulais être certaine que tout se terminait bien pour Adèle et Léo.

Les thermes du Paradis raconte une jolie histoire d'amour pleine de tendresse et de sensualité, saupoudrée d'un soupçon de mélancolie, avec des personnages rendus attachants par leurs fragilités et leurs doutes autant que par leur générosité et leur persévérance.

J'ai aussi beaucoup aimé la façon dont le récit est étoffé par des personnages secondaires aux personnalités riches et contrastées qui apportent chacun leur touche d'humour, d'indifférence, de dérision, de compassion, etc.

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dimanche 30 novembre 2014

La ronde des désirs impossibles - Paola CALVETTI

Pourquoi je le lis :


L'année dernière j'ai adoré L'amour est à la lettre A du coup je ne me suis pas posé beaucoup de questions lorsque j'ai vu que Paola Calvetti avait publié un nouveau roman.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ils se connaissent... Mais ils ne le savent pas encore. Olivia vient d'être virée. Errant dans une ville bloquée par la neige, elle finit par s'arrêter dans un café et observe les clients jusqu'au soir, tout en se remémorant sa vie. Jeune femme touchante, à l'âme poétique, elle n'aime rien tant que faire les listes de ses désirs, ou immortaliser de brefs instants de bonheur par des Polaroïds. Mais elle ne s'est pas remise de la mort de sa grand-mère, une drôle de dame qui savait enchanter l'existence, et n'a jamais trouvé l'âme sœur.

Le même jour, Diego, un jeune avocat, assiste au prix créé en l'honneur de son frère musicien qui s'est suicidé à l'âge de dix-huit ans. Récemment orphelin, il prend la décision de vider la maison familiale et de se libérer de son passé. Olivia et Diego ne se connaissent pas. Pourtant, enfants, ils se sont croisés dans le cimetière où chacun disait adieu à un proche. Le hasard va les réunir et changer leur destin...

L'émouvante odyssée d'une Amélie Poulain italienne et de son prince charmant, une comédie sentimentale tendre et actuelle, bercée par la musique de Bach.

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Mon avis :


J'avais adoré L'amour est à la lettre A, mais La ronde des désirs impossibles m'a un peu déçue. J'ai eu l'impression d'être passée à côté de quelque chose, et peut-être même à côté de l'essentiel puisque je n'ai pas réussi à me sentir vraiment concernée par ce qui arrive à Olivia.

Le roman est bien écrit, l'idée de départ est intéressante, l'atmosphère mélancolique particulièrement bien restituée et j'ai bien aimé la façon dont l'histoire de Diego fait écho à celle d'Olivia, mais tous ces points positifs n'ont pas suffi à me séduire et à m'entraîner dans le sillage des personnages. Je ne saurais pas dire exactement ce qui ne m'a pas plu (en dehors de la scène finale exagérément romantique), mais je n'ai pas "accroché"...

Malgré un style très différent, La ronde des désirs impossibles m'a un peu rappelé Les heures souterraines de Delphine de Vigan, avec les deux personnages, un homme et une femme, qui ne se connaissent pas et que l'on suit pendant une journée qui marque un tournant dans leur existence ; sauf qu'ici la rencontre qui semble évidente finit effectivement par avoir lieu...

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jeudi 27 novembre 2014

La femme qui dit non - Gilles MARTIN-CHAUFFIER

Pourquoi je le lis :


C'est un article de journal qui a attiré mon attention sur ce roman qui semble raconter un beau destin de femme.

Et en plus l'histoire se passe en Bretagne...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Septembre 1938. Alors que le destin de l'Europe bascule à Munich, un voilier anglais jette l'ancre à l'Ile-aux-Moines. A son bord un riche Anglais et sa fille Marge. Elle rencontre deux jeunes Bretons, Blaise de Méaban et son meilleur ami Mathias. Elle épouse Blaise mais ne l'accompagne pas à Londres lorsqu'il s'embarque pour répondre à l'appel du général de Gaulle. Esseulée, elle fait de Mathias son amant - et le véritable père d'un fils prétendu légitime. Ce lourd secret de famille et la guerre feront le reste...
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De la débâcle à l'épuration en passant par la déportation, de Diên Biên Phu aux jeux Olympiques de Tokyo en passant par les casinos de La Baule et la guerre d'Algérie, ce trio amoureux traverse un quart de siècle. On y croise de Gaulle et Mitterrand et on y lit la lâcheté et l'opportunisme des hommes. mais aussi leur tendresse. Marge, joueuse, intrépide, délurée et libre, raconte leurs choix et leurs trahisons, leurs défaites et leurs victoires, leurs joies et leurs amertumes.

Elle aura fait de sa vie une fête galante et incarné une certaine idée de la France. Marge, à la marge des conventions : Marge, au centre de tous ces destins.

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Mon avis :


J'ai été servie, tant pour le destin hors norme de cette femme que pour l'image de ma chère Bretagne.

La femme qui dit non offre une vision inhabituelle de la seconde Guerre Mondiale loin des clichés et des idées de bon ton. La frontière entre résistance et collaboration apparaît bien floue, et même presque superflue.

Même chose pour la Bretagne : l'auteur en parle avec justesse et tendresse, mais il est beaucoup plus incisif avec les Bretons, en particulier avec ceux qui ont de trop grandes idées, comme les indépendantistes...

Mais le plus savoureux dans le roman de Gilles Martin-Chauffier, c'est l'écriture vive, pleine d'esprit et sans concession (voire même corrosive), tout fait à l'image de son héroïne si vivante et oublieuse des conventions.

Un délice...

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lundi 24 novembre 2014

Le chant de la dune - Lorraine FOUCHET

Pourquoi je le lis :


J'ai lu ce roman pour la première fois il y a sept ans. J'avais adoré cette histoire très romantique...

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En résumé (quatrième de couverture) :


A une semaine de son mariage, Zoé, jeune médecin, voit tous ses plus beaux rêves se briser. Son fiancé en aime une autre, le mariage est annulé et sa mère lui reproche de n'avoir pas su garder un homme. Pour cicatriser ses blessures, Zoé part dans le désert du Niger.
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Là-bas, les dunes balayées par le vent, le charme des paysages époustouflants allégeront sa peine. Et surtout, sa rencontre avec John, photographe plein de fougue, lui ouvrira de nouveaux horizons... Attentive au chant de la dune qui murmure à l'oreille des amoureux, Zoé pourra de nouveau ouvrir son cœur...

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Mon avis :


J'ai passé un excellent moment avec Le chant de la dune même si j'ai parfois eu l'impression que le hasard faisait un peu trop souvent trop bien les choses.

Cependant le style de Lorraine Fouchet est très agréable à lire et le récit est rythmé et dépaysant avec ses descriptions du Niger et du désert qui nous emportent au milieu des dunes. Mais la vraie force du roman, ce sont les personnages, attachants et émouvants, et plus encore la magnifique histoire d'amour...

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dimanche 23 novembre 2014

Notre vie antérieure - Anne-Sophie BRASME

Pourquoi je le lis :


C'est un article du blog Sur la route de Jostein qui m'a fait découvrir ce roman et qui m'a donné très envie de lire cette histoire de triangle amoureux dont le personnage central est un écrivain.
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C'est également l'occasion de découvrir Anne-Sophie Brasme, un auteur dont on parle beaucoup ces jours-ci à cause d'un autre de ses romans, Respire, qui vient d'être adapté au cinéma par Mélanie Laurent.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Bertier aimait Laure, Laure aimait Aurélien et Aurélien aimait la vie. Ils étaient jeunes et sans doute pouvaient-ils encore espérer qu'avec le temps ce triangle amoureux revisité finisse par trouver son équilibre. Il n'en fut rien.
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Devenue écrivain, Laure n'a pourtant jamais évoqué dans son ouvre cette période de sa vie. Dix-sept romans, mais pas une ligne sur les nuits blanches à Saint-Germain-des-Prés, les après-midis studieux à la bibliothèque Sainte-Geneviève, les interminables journées de vacances sur l'île d'Oléron.
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Que s'est-il passé qui justifie ce blanc laissé au milieu des centaines de pages qu'elle a noircies depuis ?
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A bientôt soixante-cinq ans, Laure Narsan entame ce qui sera sans doute son dernier livre. Et accepte enfin de revenir sur cet événement qu'il lui aura fallu quarante ans et dix-sept succès de librairie pour oser affronter.

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Mon avis :


J'ai bien aimé Notre vie antérieure mais quelques détails de ce court roman m'ont un peu mises mal à l'aise.
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D'abord (et ça c'est un sentiment tout personnel qui n'a rien à voir avec la qualité du roman) j'ai été gênée par les propos de la narratrice, écrivain confirmée ayant publié dix-sept romans, qui dénigre son travail. Etant une lectrice assidue (compulsive ?), j'avoue que l'écrivain est un peu mon héros idéal : celui qui me permet d'oublier, de rêver, de m'évader grâce à ses histoires, ses personnages, son style, etc. Alors le voir descendu de son piédestal, ramené au rang des travailleurs ordinaires qui font leurs huit heures par jour sans état d'âme ni passion, c'est franchement glaçant.
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J'ai aussi trouvé dommage que l'émotion ne transparaisse pas davantage dans le texte. Après tout la narratrice évoque son premier amour, une période déterminante qui a profondément marqué sa personnalité et j'ai eu l'impression qu'elle en parlait avec un détachement que quarante années n'expliquent pas (comme d'autres lectrices j'ai été surprise en lisant que l'été à l'île d'Oléron se passait dans les années 1990, mais puisque rien ne vient contredire (sauf si je suis passée à côté de quelque chose..) que la partie où la narratrice a 65 ans se passe dans les années 2030, pour quoi pas ?).
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Comme L'Irrégulière j'ai deviné les grandes lignes de l'histoire juste en lisant la quatrième de couverture et l'extrait Des Vagues de Virginia Woolf placé en exergue. Les intrigues prévisibles ne me posent généralement pas de problème (après tout je lis beaucoup et les histoires originales sont plutôt rares et ne garantissent pas forcément de bons romans), sauf que l'auteur essaye de maintenir absolument un certain suspense qui m'a du coup semblé plutôt artificiel.
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Malgré cela, j'ai passé un très bon moment avec ce livre grâce à la plume d'Anne-Sophie Brasme : un très beau texte, fluide et épuré, pour un roman que je n'ai pas pu fermer avant d'en avoir lu la dernière ligne...

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samedi 22 novembre 2014

Samba pour la France - Delphine COULIN

Pourquoi je le lis :


J'ai appris sur le blog Les lectures d'Antigone que Samba, le film dont on entend parler un peu partout, est adapté de ce roman de Delphine Coulin.

Comme j'ai beaucoup aimé le film (dénonciation des absurdités du système, âpreté du quotidien des sans-papiers et drames humains, le tout saupoudré d'humour et de tendresse pour alléger le propos), je me suis précipitée à la bibliothèque...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Samba Cissé était pourtant venu de bonne foi à la Préfecture de police de Paris demander le titre de séjour auquel il avait droit, après dix années passées en France. Mais rien ne s’y est passé comme prévu : Samba a été arrêté, devant des dizaines d’hommes et de femmes de tous pays qui attendaient, comme lui, que l’Etat veuille bien reconnaître leur existence. Il ne sait pas encore que le voyage héroïque qu’il a accompli pour venir du Mali jusqu’en France, puis les dix années à s’y faire une place, vont s’avérer moins difficiles que tout ce qu’il va vivre à partir de ce jour-là. Devenu clandestin, il va apprendre tout ce qu’il faut savoir pour survivre en France. Son oncle Lamouna, avec qui il partage un appartement en entresol, lui donne quelques tuyaux. Ce petit homme aux manières d’aristocrate, arrivé à Paris dans les années soixante, a connu les « deux France ». Il ne parle jamais de son passé, mais il semble deviner l’avenir de son neveu. Gracieuse, une fille hors du commun, réfugiée congolaise, dont il va tomber amoureux, lui apprend le plaisir d’un shampooing, et celui de marcher la nuit à Paris. Elle finira par incarner tout ce qu’il est venu chercher ici : le goût de l’autre, la liberté, un ailleurs. Il va aussi rencontrer Wilson, un Colombien, grand salsero et amateur d’œufs durs en toutes circonstances, Manu, une étudiante en droit aux allures de guerrière, et une narratrice bénévole à la Cimade, qui fume des roulées informes et malodorantes, (dont on taira le nom mais qui aurait pu s’appeler Delphine). Tous vont l’aider au cours de son odyssée dans la France de 2010.

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Mon avis :



Delphine Coulin nous livre ici un beau roman, poignant, au message plus affirmé que celui du film. En effet, si le film suit les grandes lignes du roman (en y ajoutant une bonne dose d'humour), le livre évoque le passé des personnages dans leurs pays d'origine et ce qui les a poussés à partir, leur voyage périlleux jusqu'en France, leur quotidien dans la peur et la précarité dans le pays qui représentait tous leurs espoirs et qui n'a à leur offrir que les contradictions et les absurdités de ses lois et administrations... Et même le "dénouement" est loin du happy-end de Samba.

Samba pour la France prend le lecteur aux tripes parce que même si on sait quelle est la réalité des sans-papiers en France, on ne prend pas la pleine mesure du drame quotidien de ces personnes obligées de vivre en marge à moins d'y être directement confronté.

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mercredi 19 novembre 2014

Les salauds gentilshommes . tome 1 . Les mensonges de Locke Lamora - Scott LYNCH

Pourquoi je le lis :


J'ai entendu parler de cette série de fantasy à la radio, à l'occasion de la sortie du troisième tome, La république des voleurs

Comme en plus il y a un moment que je n'avais pas lu de fantasy...

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En résumé (quatrième de couverture) :


On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort.
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En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. 
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Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire... 
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Entre Oliver Twist, Il était une fois en Amérique et Arsène Lupin, les aventures d'un audacieux criminel et de sa bande de fripouilles !

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Mon avis :

Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n'ai pas accroché du tout à cette histoire...
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Je suis allée faire un tour sur les blogs pour voir un peu ce qu'en pensaient les autres lecteurs, mais il semblerait que tout le monde ait adoré ce roman et que je sois la seule à ne pas avoir réussi à m'intéresser aux aventures de Locke Lamora !
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J'ai alors essayé de persévérer en me disant que si tout le monde avait aimé, il me fallait peut-être juste un peu plus de temps pour me laisser happée comme les autres dans l'univers de Scott Lynch, mais au bout d'une centaine de pages, j'ai jeté l'éponge...
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Je suppose que ce roman n'est tout simplement pas pour moi...

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mardi 18 novembre 2014

Tout sauf le grand amour - Kristan HIGGINS

Pourquoi je le lis :


Je sais que je me répète mais j'ai beaucoup aimé L'amour et tout ce qui va avec, Amis et rien de plus et Trop beau pour être vrai, et encore plus L'homme idéal... ou presque, alors je continue à explorer l'univers romantique et plein d'humour de Kristan Higgins.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Ce que cherche Lucy Lang à l'aube de ses trente ans ? Un homme sympa et honnête. Un homme qui s'occuperait du jardin, des barbecues, et qui jouerait au foot avec les enfants. Et surtout, surtout, un homme qui ne déclencherait en elle aucun émoi amoureux, aucune grande passion. Car Lucy refuse l'idée de souffrir de nouveau, comme elle a souffert cinq ans plus tôt en perdant son mari. Alors, même si le passé se rappelle encore à elle, aujourd'hui, elle le sent : elle a atteint les limites d'une vie exclusivement consacrée à son chat, Fat Mikey, le plus intelligent et le plus capricieux des félins, et à son travail qu'elle adore, dans la petite pâtisserie familiale de Rhode Island.

Oui, il est temps, après cinq ans, de tourner la page, et de se lancer dans une nouvelle vie. Première étape : prévenir Ethan Mirabelli, son amant sexy mais inépousable, qu'il est temps de revenir à une relation strictement amicale. Deuxième étape : se lancer dans la quête de son futur mari, celui qui sera tout pour elle. Tout, sauf le grand amour.

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Mon avis :


Ca m'a fait très plaisir de retrouver Kristan Higgins avec Tout sauf le grand amour qui réunit tous les ingrédients habituels qui font le succès de ses romans : humour et romance finement dosés, personnages principaux touchants et personnages secondaires hauts en couleur...

J'ai bien aimé Lucy, l'héroïne, que j'ai trouvé émouvante (difficulté à laisser derrière elle son deuil, à se risquer à souffrir à nouveau...) même si elle m'a parfois agacée à force de ne pas voir le "prince charmant" qui l'attendait et allait forcément la rendre heureuse (un dénouement surprenant n'est pas vraiment la marque de fabrique de l'auteur). Toutefois, c'est le héros, Ethan, qui m'a le plus émue : sous ses dehors désinvoltes, il est attentionné et sensible, profondément marqué par la présence trop forte de son frère aîné, même après le décès de ce dernier.

Comme dans les autres romans de Kristan Higgins, on est confronté à des situations tour à tour cocasses ou attendrissantes, avec toutes une galerie de personnages secondaires (les Veuves noires, les beaux-parents italiens, etc) qui apportent une touche de fantaisie supplémentaire à cette jolie histoire d'amour qui peine à se concrétiser à cause des fantômes du passé et des angoisses difficiles à surmonter.

Tout cela pour dire que j'ai passé un très bon moment grâce à Tout sauf le grand amour ...

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samedi 15 novembre 2014

La pomesse de Lola - Cecilia SAMARTIN

Pourquoi je le lis :


J'ai bien aimé les autres romans de Cecilia Samartin, et tout particulièrement Le don d'Anna qui m'a beaucoup touchée. J'espère que La promesse de Lola me plaira autant.

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En résumé (quatrième de couverture) :


Sebastian est âgé d’une dizaine années. Né avec une malformation cardiaque, il est exclu des jeux de son âge et subit à l’école les railleries de ses camarades.

Sa mère, de surcroît, se montre autoritaire et hyper protectrice. Son seul havre de réconfort, il le trouve auprès de sa grand-mère, abuela Lola, à qui il rend visite tous les soirs après la classe.

Mais, un jour, Sebastian la trouve chez elle, inanimée. Abuela Lola est alors emmenée à l’hôpital où, à son chevet, elle voit sa famille réunie pour la première fois depuis bien longtemps.
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Prenant conscience que les liens entre chacun sont distendus, Lola décide d’enfreindre la promesse qu’elle avait faite à ses enfants : elle se remet à cuisiner.

Les bons plats qu’elle leur prépare – tous issus de la tradition sud-américaine – sont aussi le prétexte pour Lola d’évoquer un certain événement familial. Et ainsi de ressouder les siens…

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Mon avis :


J'ai aimé retrouvé l'écriture de Cecilia Samartin, fluide et agréable, chaleureuse et réconfortante (comme les bons petits plats concoctés par Lola), pour un roman sur la famille, ses liens difficiles à maintenir, etc.

Le récit m'a d'abord semblé manquer un peu de consistance ou de profondeur par rapport aux précédents livres de Cecilia Samartin, mais le dénouement terriblement émouvant (qui prouve que l'auteur ne choisit pas la facilité) apporte un tout autre éclairage à l'histoire de ce petit garçon, de sa grand-mère et de toute leur famille.
Pour les amateurs, l'auteur donne à la fin du roman les recettes cuisinées par Abuela Lola tout au long de l'histoire.

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mardi 11 novembre 2014

Mer agitée à très agitée - Sophie BASSIGNAC

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques mois, j'ai repéré ce roman sur la liste des nouveautés de ma bibliothèque municipale...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Après des années new-yorkaises aussi branchées que dangereuses, Maryline, ancien mannequin longiligne, et William Halloway, ex-rock star, échouent sur la côte bretonne, à Ker Annette, pour y mener une vie de paisibles hôteliers. Mais un beau matin de juillet, une jeune femme est retrouvée morte dans la crique. Chargé de l'enquête, Simon Schwartz va bouleverser la vie tranquille de Maryline et réveiller les fantômes de sa jeunesse, lui qui était autrefois son grand amour. En cette veille de saison estivale, Maryline devra jouer serré pour protéger son monde, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d'hôtes battue par les vents de la côte sauvage.

Au fil de ce faux roman policier, l'amour et l'humour courent comme un furet entre les membres d'une famille hors norme, emportée avec quelques autres excentriques de passage dans une danse iodée et très rock and roll

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Mon avis :


J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman à l'écriture agréable et au ton faussement léger. Sophie Bassignac restitue ici parfaitement l'atmosphère d'une petite station balnéaire (paysages côtiers, mélancolie des jours de pluie,...) et l'humeur de l'héroïne, entre détachement et élans du cœur.

Comme annoncé en quatrième de couverture, l'intrigue policière reste en arrière-plan pour laisser toute la place aux personnages, plus complexes qu'ils n'en ont l'air a priori, qui font tout le charme du roman.

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dimanche 9 novembre 2014

Que ma terre demeure - Hervé JAOUEN

Pourquoi je le lis :


Je relis ce roman qui a été un énorme coup de cœur lorsque je l'ai lu la premre fois en 2005. Le texte m'évoquait tellement de souvenirs d'enfance...

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En résumé (quatrième de couverture) :


Pays de Cornouaille, Finistère.
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Restée veuve après tout juste trois années de mariage, Anna reprend à son nom la ferme de Menez Glaz avec l'aide de son beau-père, Tad Kermorvan, mémoire vivante d'une génération de vrais cultivateurs respectueux de la nature. Les semailles d'Anna finiront-elles par lever, malgré les convoitises d'un chef du lobby porcin en quête de territoires où épandre son lisier, la fuite en avant d'un système productiviste qu'on veut lui imposer, les jalousies et les rancœurs familiales, les amours impossibles et l'angoisse lancinante, pour une fille née de père inconnu, de découvrir un jour qu'elle doit la vie à un être méprisable ?
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Hommage à la Bretagne rurale des parents et des aïeux de l'auteur, Que ma terre demeure est aussi le plaidoyer sans concession qu'attendait une région souillée par les excès de l'agriculture intensive.

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Mon avis :


J'ai adoré ce roman.

Tout d'abord parce qu'il touche mon côté nostalgique, réveillant un tas de souvenirs d'enfance. Par exemple, le menu du déjeuner du dimanche décrit dans le roman est le même que celui que nous servait ma grand-mère lors des réunions de famille lorsque j'étais petite fille. Et c'est la même chose chose pour tout un tas d'éléments du récit. De la même façon, les expressions en breton le texte dont est truffé (mais rien d'insurmontable pour un néophyte) me sont très familières, car même si je ne parle pas breton, je l'ai entendu parler par mes grands-mères, arrière grand-mère et, dans une moindre mesure, mes parents.

C'est donc un roman qui me touche en plein cœur, mais au-delà de l'agréable nostalgie que suscite cette histoire, Hervé Jaouen nous livre une profonde réflexion sur le monde agricole breton en mutation et sur la société de façon plus générale. L'auteur ne mentionne aucune date précise dans le roman et j'ai eu l'impression qu'il avait "condensé" les années pour mieux illustrer son propos. En effet, Hervé Jaouen dresse ici un sévère réquisitoire contre l'agriculture intensive qui défigure, détruit la Bretagne, ses paysages, sa faune, sa flore... Mais l'auteur s'en prend encore plus violemment aux lobbies, industriels et politiques qui "exploitent" les agriculteurs, les manipulant à coup de belles promesses, de législations, d'indemnisations, de subventions...
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Que ma terre demeure a été publié en 2001, mais le sujet est toujours d'actualité : mercredi dernier, j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à surveiller depuis mon bureau les fumées des pneus incendiés à Brézillet par des agriculteurs en colère qui n'en peuvent plus de la "sur-administration", d'un travail qui leur permet à peine de subsister...

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