dimanche 21 janvier 2018

Orange - tome 1 - Ichigo TAKANO

Pourquoi je le lis :


Après avoir adoré Bride Stories et Emma de Kaoru Mori, je poursuis mon incursion dans l'univers des mangas avec la série Orange, dont la quatrième de couverture me tente beaucoup avec sa petite touche de fantastique...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Un matin, alors qu'elle se rend au lycée, Naho reçoit une drôle de lettre... une lettre du futur ! La jeune femme qu'elle est devenue dix ans plus tard, rongée par de nombreux remords, souhaite aider celle qu'elle était autrefois à ne pas faire les mêmes erreurs qu'elle. Aussi, elle a décrit, dans un long courrier, les évènements qui vont se dérouler dans la vie de Naho lors des prochains mois, lui indiquant même comment elle doit se comporter. Mais Naho, a bien du mal à y croire, à cette histoire... Et de toute façon, elle manque bien trop d'assurance en elle pour suivre certaines directives indiquées dans ce curieux courrier. Pour le moment, la seule chose dont elle est sûre, c'est que Kakeru, le nouvel élève de la classe, ne la laisse pas indifférent...

_____

 

Mon avis :


J'ai beaucoup aimé le premier tome de la série Orange, avec sa légère touche de surnaturel qui vient pimenter un peu cette romance de lycée.

Les dessins d'Ichigo Takano sont très beaux et l'auteur restitue très bien l'atmosphère du lycée ainsi que les sentiments de l'héroïne, Naho, fluctuant entre espoirs fous et vives déceptions à la moindre variation dans sa relation avec Kakeru. Et le deuil annoncé, tout comme les regrets de la "Naho du futur" font que le livre dégage en plus beaucoup de mélancolie...
 
J'ai tout particulièrement apprécié l'héroïne, Naho, une jeune fille timide et très attachante qui doit aller contre sa nature très réservée pour se rapprocher du garçon qui lui plaît et le sauver, ainsi que demandé dans les lettres qu'elle reçoit du futur.
 
J'ai passé un excellent moment avec ce manga et j'ai hâte de me lancer dans le deuxième tome, peut-être dès demain...

________________________________________________

samedi 20 janvier 2018

L'île Louvre - Florent CHAVOUET

Pourquoi je le lis :


J'ai visité le musée du Louvre il y a quelques années et j'en garde le souvenir d'une journée où j'en ai pris plein les yeux.

Je me suis donc laissée tenter par cette bande-dessinée trouvée à la médiathèque pour redécouvrir le musée, autrement...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des œuvres exposées).

Carnet de voyage en main, l’auteur s’amuse à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs les lieux les plus courus comme d’autres bien moins connus.

_____

 

Mon avis :


J'ai bien aimé L'île Louvre qui m'a quand même paru un peu court, comme si on ne nous avait pas laissé tout voir.

L'auteur suit tour à tour les visiteurs et les gardiens, croquant les uns et les autres avec beaucoup d'humour et de justesse.

J'ai beaucoup aimé les dessins, mais la graphie, très irrégulière, m'a parfois un peu gênée dans ma lecture. Malgré ce petit défaut, j'ai passé un excellent moment sur les pas de Florent Chavouet au Louvre.

________________________________________________

vendredi 19 janvier 2018

Le tour d'écrou - Henry JAMES

Pourquoi je le lis :


J'ai étudié The turn of the screw lorsque j'étais en fac d'anglais, il y a une vingtaine d'années, et je dois avouer que je n'avais pas vraiment aimé ce court roman à l'atmosphère pesante.

Par contre, le téléfilm avec Michelle Dockery et Dan Stevens m'a bien plu, au point de me donner envie de redécouvrir cette histoire mâtinée de fantastique...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Le huis clos d’une vieille demeure dans la campagne anglaise. Les lumières et les ombres d’un été basculant vers l’automne. Dans le parc, quatre silhouettes – l’intendante de la maison, deux enfants nimbés de toute la grâce de l’innocence, l’institutrice à qui les a confiés un tuteur désinvolte et lointain. Quatre... ou six ? Que sont Quint et Miss Jessel ? Les fantômes de serviteurs dépravés qui veulent attirer dans leurs rets les chérubins envoûtés ? Ou les fantasmes d’une jeune fille aux rêveries nourries de romanesque désuet ? 

_____

 

Mon avis :


La seconde lecture du Tour d'écrou n'a pas été plus convaincante que la première : ce n'est définitivement pas un roman pour moi.

Le livre n'est pas très long, mais encore trop à mon goût car j'ai eu l'impression que l'auteur s'appesantissait trop sur certains aspects de son récits (les enfants si mignons, par exemple). La fin trop abrupte m'a aussi un peu laissé sur ma faim : j'aurais aimé en apprendre davantage sur les réactions des uns et des autres, y compris celles de l'héroïne, après le dénouement fatal.

Cependant je reconnais tout à fait le talent de Henry James à créer une atmosphère angoissante et à laisser planer beaucoup d’ambiguïtés quant à l'existence des fantômes ou à la santé mentale de l'institutrice...

________________________________________________

mercredi 17 janvier 2018

Sucre noir - Miguel BONNEFOY

Pourquoi je le lis :


Comment ne pas se laisser tenter avec cette quatrième de couverture intrigante et les critiques enthousiastes sur les blogs, notamment chez Chaise longue et bouquins...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Dans un village des Caraïbes, la légende d'un trésor disparu vient bouleverser l'existence de la famille Otero. A la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l'ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l'héritière de la plantation de cannes à sucre, qui rêve à d'autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.

Dans ce roman envoûtant, sensuel, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l'un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d'hommes et de femmes guidés par la quête de l'amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse, le tableau émouvant d'un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.

_____

 

Mon avis :


J'ai bien aimé Sucre Noir, mais pas autant que les critiques enthousiastes lues sur les blogs me l'avaient laissé espérer.  Le roman m'a paru trop impersonnel en quelque sorte : l'auteur maintient une certaine distance avec les personnages et il étire son histoire sur plusieurs décennies, survolant rapidement de longues périodes, ce qui m'a empêchée de rentrer vraiment dans l'histoire. Et puis le texte a un petit air de conte ou de fable, avec des repères temporels et géographiques un peu flous, des personnages proches de l'archétype et un dernier chapitre qui fait office de morale.

Par contre j'ai été complètement bluffée par le premier chapitre. En effet, le roman s'ouvre sur une scène de naufrage arboricole surréaliste, si bien décrite qu'on en perd ses repères entre mer et forêt, et qui illustre le talent de conteur de Miguel Bonnefoy.

Sucre noir est donc un bon roman, mais pas fait pour moi...

________________________________________________

mardi 16 janvier 2018

Trois fois dès l'aube - Alessandro BARICCO

Pourquoi je le lis :


Il y a quelques temps, j'ai adoré Soie et un peu plus récemment, La jeune épouse m'a beaucoup intriguée. Je poursuis donc ma découverte de l'œuvre d'Alessandro Baricco avec ce recueil.

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Deux personnages se rencontrent à trois reprises. Un homme commence à parler avec une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l'héberge dans sa chambre. Leur conversation se poursuit, l'homme s'ouvre à elle mais mal lui en prend.
Un portier d'hôtel aide une jeune cliente à s'enfuir afin d'échapper à son compagnon, un individu violent et dangereux. Plus âgé qu'elle, il lui révèle qu'il a passé treize ans en prison à la suite d'un meurtre.

Malcolm, le personnage de la première rencontre, est encore enfant quand ses parents meurent dans l'incendie de leur maison. Pour le soustraire aux suites de ce drame et l'emmener dans un endroit sûr, une inspectrice de police le conduit chez un de ses amis.

Trois histoires nocturnes qui se concluent à l'aube et qui marquent, chacune à sa façon, un nouveau départ. Trois facettes qu'Alessandro Baricco rassemble en un récit hypnotique et puissant, non dépourvu d'élégance et même de sensualité.

_____

 

Mon avis :


Ce recueil réunit trois courts récits qui évoquent à travers trois rencontres aussi éphémères que déterminantes le temps qui presse et la fuite, avec à chaque fois une certaine forme de violence.

Les textes m'ont semblé trop courts, avec des personnages tout juste ébauchés, pour que j'apprécie vraiment Trois fois dès l'aube. Et pourtant Alessandro Baricco maîtrise parfaitement son œuvre, restituant précisément l'atmosphère oppressante qui caractérise les différentes rencontres, chaque épisode faisant écho aux autres par tout un tas de détails qui font que les trois nouvelles ne sont pas tout à fait indépendantes les unes des autres.

Outre la brièveté des textes, j'ai été gênée par la forme : de très longs paragraphes avec des dialogues qui ne sont pas formalisés (pas de guillemets, ni de tirets, même pas toujours des retours à la ligne).

Si je suis bien obligée de reconnaître que Trois fois dès l'aube n'est pas dénué de qualités, le récit est cependant trop "conceptuel" pour me plaire.

________________________________________________

lundi 15 janvier 2018

Les filles au lion - Jessie BURTON

Pourquoi je le lis :


Voilà un roman qui me tentait depuis un moment...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire.

Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion.

Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au cœur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage. Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d'émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

_____

 

Mon avis :


Les Filles au lion fait partie de ces romans dont on sait dès les premières lignes qu'on va l'adorer : le style réjouissant de Jessie Burton et son héroïne, Odelle, pour qui on se prend tout de suite de sympathie font qu'on est immédiatement entraîné dans l'histoire du mystérieux tableau qui donne son titre au livre...

Je dois dire que j'ai préféré la partie du roman qui se déroule à Londres en 1967, même si les clés du mystère sont à découvrir dans la partie de l'histoire se déroulant dans l'Espagne de 1936 : le personnage d'Odelle est tout particulièrement attachant, tandis que les personnages gravitant autour d'elle sont plus nuancés et m'ont davantage touchée que la famille Schloss, enfermée dans une sorte de huis-clos avec le frère et la sœur Robles alors que la guerre civile espagnole couve.

Les deux récits sont également l'occasion d'évoquer l'art : ce qui fait l'artiste, ce qui fait l'œuvre d'art, ce qui lie les deux, etc. Cette réflexion est très bien intégrée à l'histoire que nous raconte Jessie Burton grâce aux personnages d'Odelle et d'Olive, l'une écrivain, l'autre peintre, toutes deux au tout début de leur carrière et confrontées aux doutes quant à leur talent, à la nécessité pas forcément agréable de se mettre à nu en même temps qu'on dévoile ses œuvres au public,...

Enfin bref, j'ai beaucoup aimé et j'ai bien l'intention de lire Miniaturiste sans trop tarder.

________________________________________________

mardi 9 janvier 2018

Le choix des autres - Françoise BOURDIN

Pourquoi je le lis :


C'est le dernier roman de Françoise Bourdin : impossible de résister...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Lucas et Clémence, Virgile et Philippine, deux couples d'amis comme tant d'autres. Mais ces quatre trentenaires ne s'invitent pas à tour de rôle pour dîner ensemble, ils vivent sous le même toit, dans un immense chalet conçu pour une famille nombreuse.

Lucas et Virgile ont été à l'origine de ce projet ; amis depuis le lycée et passionnés de montagne, ils quittaient Paris pour les stations de ski dès qu'ils le pouvaient et ont été séduits par La Joue du Loup, à proximité de Gap, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Et puis Lucas est tombé amoureux de Clémence, cette belle jeune femme en instance de divorce à qui il est venu faire la cour tous les week-ends...

Depuis, Lucas, Clémence, leurs deux petites filles, Virgile et Philippine vivent en harmonie et savourent le calme de leur chalet, à neuf cents mètres d'altitude, avec une vue imprenable sur le Vercors et le Luberon. Mais cette belle entente résistera-t-elle au retour dans la région de l'ex-mari de Clémence, qui n'a pas supporté leur séparation et est bien décidé à récupérer celle qu'il considère encore comme sa femme ?

Personnifiée à travers cet être possessif, la Jalousie s'invite dans la vie du chalet, au risque de contaminer ses habitants, tandis que l'hiver, particulièrement rude cette année, rend les routes dangereuses et fait naître au sein du groupe un sentiment d'isolement...

_____

 

Mon avis :


J'ai passé un très bon moment avec Le choix des autres, comme toujours avec les romans de Françoise Bourdin. Elle choisit ici comme toile de fond une situation assez inhabituelle, avec ces deux couples qui vivent en coloc' dans un chalet de rêve.

Au départ, tout semble être pour le mieux pour les deux couples, mais au fil des pages on se rend compte que tout le monde n'est pas si satisfait. Et lorsqu'un grain de sable, en la personne d'un ex-mari violent, vient gripper les rouages bien huilé d'une cohabitation heureuse, chacun est amené à réenvisager son avenir et à composer avec les désirs des autres.



J'ai trouvé les personnages sympathiques, et même attachants pour certains, confrontés à des problèmes pas si différents des nôtres : soucis professionnels, tourments amoureux et autres tracas familiaux marquent leur quotidien. Mais la vraie question pour nos protagonistes c'est de savoir s'ils vont s'accrocher à tout prix à leur mode de vie satisfaisant ou s'ils vont oser tenter autre chose pour être, peut-être, encore plus heureux.

Comme dans La maison des Aravis que j'ai relu il y a peu, Françoise Bourdin nous entraîne en montagne, dans les Alpes, mais cette fois l'ambiance est bien différente : les conditions hivernales particulièrement rudes font écho aux difficultés rencontrées par les personnages, les amplifiant même parfois, jusqu'à ce que le printemps arrive en même temps que le dénouement...


Une lecture très agréable.

________________________________________________

samedi 6 janvier 2018

Le goût du vent sur les lèvres - Cédric MORGAN

Pourquoi je le lis :


Je connais Cédric Morgan pour avoir déjà lu Une femme simple et Oublier l'orage. J'ai adoré le premier, nettement moins le second, mais je retente ma chance avec Le goût du vent sur les lèvres dont la quatrième de couverture me plaît beaucoup.

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Louane vit à Belle-Ile-en-Mer chez Marlène, sa mère adoptive. Surdouée, mais réfractaire au système scolaire, elle s'apprête à passer le bac en candidate libre à douze ans. Toujours par monts et par vaux sur les sentiers côtiers, elle communie avec le vent, le soleil, les tempêtes. Née sous X, elle porte en elle une absence : l'identité de sa vraie mère.

Dans la chambre d'hôte que tient Marlène débarque un jour un homme d'une cinquantaine d'années, Guillaume, dont le comportement intrigue Louane. Le visiteur arpente toujours les mêmes lieux de l'île, pose des questions étranges, dit remonter les traces d'un jeune garçon, « colon » de l'ancien bagne d'enfants.

Louane écoute avec constance les propos des uns et des autres ; elle sait que la vie qu'on raconte est plus intéressante que celle qu'on vit. De même, au passé de Belle-Ile s'entremêlent ses légendes ; aux souvenirs, nos lectures et nos rêves.

_____

 

Mon avis :


Comme Une femme simple, Le goût du vent sur les lèvres m'a beaucoup plu malgré quelques longueurs, notamment dans les descriptions des paysages de Belle-Ile. Cependant la plume de Cédric Morgan est très agréable, à la fois toute en simplicité et très évocatrice. On se laisse porter par le texte plein de poésie au point que l'intrigue peut sembler presque secondaire, comme étant juste un prétexte pour nous entraîner à Belle-Ile et nous faire découvrir ses recoins sauvages, son histoire, ses légendes...

Une belle lecture.

________________________________________________

jeudi 4 janvier 2018

Les petites filles modèles - La Comtesse de SEGUR

Pourquoi je le lis :


Retour en enfance avec Les petites filles modèles qui est le premier roman que j'ai lu et qui garde donc une place à part dans ma bibliothèque...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Madeleine et Camille de Fleurville sont deux adorables sœurs. Lors d'une promenade, elles sauvent d'un accident de voiture une petite fille, Marguerite, et sa mère. Toutes deux s'installent au château des Fleurville. Dorénavant, les trois enfants, comme les mamans, sont inséparables. Bientôt, les visites répétées de Sophie rendent les journées plus animées, car Sophie ne peut s'empêcher de faire des bêtises...

_____

 

Mon avis :


J'avais oublié à quel point Les Petites Filles Modèles est moralisateur et les fillettes agaçantes de perfection, mais sinon quel plaisir de retrouver les souvenirs d'enfance qui accompagnent ce roman. Malgré la trentaine d'années qui a dû s'écouler depuis ma dernière lecture, les détails de l'histoire m'étaient bien restés en mémoire (il faut dire que je l'ai lu quelques fois à l'époque) et j'ai passé un très bon moment avec cette lecture délicieusement désuète.

________________________________________________

Quand tu n'étais pas là - Laura BLOOM

Pourquoi je le lis :


La quatrième de couverture m'a plu, elle laisse présager une grande histoire d'amour...

_____

 

En résumé (quatrième de couverture) :


Summer Hill, en banlieue de Sydney. Comme tant d’autres en cette année 1940, le mari de Catherine est mobilisé dans le Pacifique. Elle attend de ses nouvelles... En vain. Persuadée d’être veuve, la jeune femme tombe amoureuse d’un soldat américain. Quand en 1946, son époux revient traumatisé des combats, Catherine est rongée par la culpabilité. Car l’adultère n’est pas son unique secret...

_____

 

Mon avis :


J'ai d'abord été un peu déçue parce que l'histoire ne correspondait pas à ce que je m'étais imaginé à partir de la quatrième de couverture. Ajoutez à cela le rythme assez lent, l'atmosphère un peu sombre... et en plus j'ai eu du mal à éprouver de la sympathie pour l'héroïne et c'est peut-être ce qui m'a le plus freinée.

Mais finalement, malgré un début difficile, j'ai bien aimé cette histoire qui m'a fait découvrir un aspect moins connu de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, loin du conflit européen auquel on pense d'abord, il est ici question des combats dans le Pacifique et des femmes qui font tourner le pays en attendant retour des soldats au front et qui devront alors leur céder la place et retourner aux fourneaux.

L'auteur s'attarde tout particulièrement sur les difficultés qu'ont Catherine et Robert à se retrouver après une si longue séparation alors qu'ils sont hantés par les souvenirs (les atrocités de la guerre pour lui, les remords d'avoir "fauté" pour elle). Le retour en arrière semble impossible pour eux et le conseil mille fois répété aux femmes de ne rien changer afin que leurs maris retrouvent leurs repères à leur retour semblent d'autant plus absurde que c'est seulement une fois qu'ils se décident à faire des projets et à s'écarter du chemin qu'ils s'étaient initialement choisis que Catherine et Robert finissent par se retrouver

Je ne regrette donc pas d'avoir persévéré pour suivre ces personnages plein de nuances qui donnent vie à une histoire émouvante qui évite les facilités.

________________________________________________